Le Mythe de Goa
Article Aujourdhuilinde, photos et commentaires perso
Goa, du mythe hippie à la réalité - le 23/3/2008 à 17h28 par Nina Roy
Goa, un lieu qui fait rêver depuis les années 1970. Les hippies ont donné naissance à un mythe reposant sur la trinité simple et efficace "nature, fête et drogue". Mais le lieu s’est métamorphosé. Quarante ans après les rêves de 1968, que reste-t-il de Goa ?
Goa, du mythe hippie à la réalité - le 23/3/2008 à 17h28 par Nina Roy
Goa, un lieu qui fait rêver depuis les années 1970. Les hippies ont donné naissance à un mythe reposant sur la trinité simple et efficace "nature, fête et drogue". Mais le lieu s’est métamorphosé. Quarante ans après les rêves de 1968, que reste-t-il de Goa ?
"En 1969 le premier hippie venant de San Francisco est arrivé à Goa et s'est installé sur la plage d'Anjuna. Le tourisme a démarré ainsi", raconte Sigmund Da Souza, rédacteur en chef du journal The Goa Messenger. Portugaise jusqu'en 1961, la région demeure assez indépendante du reste de l'Inde. Les hippies sont conquis par ce lieu isolé, la nature tropicale et l'atmosphère empreinte de spiritualité qui y règne. "Je suis tombé des nues qu'un endroit pareil existe sur terre !", se souvient Charles, un ancien hippie français vivant toujours à Goa. "On se sentait complètement libre ici, débarrassés des carcans de la vieille Europe !", explique-t-il.
"Dans les années 1970, le tourisme se résumait à quelques groupes de jeunes jouant de la musique et fumant des joints autour de grands feux sur la plage", témoigne le journaliste Sigmund Da Souza. La population goanaise restait indifférente ou légèrement curieuse de ces "blancs aux cheveux d'or nus sur la plage" selon les mots d'un vieux Goanais de Vagator. Les premiers troubles apparaissent dans les années 1980 avec l'arrivée des drogues chimiques. "Au début, on fumait du hashish, puis des voyageurs occidentaux arrivant en bus ont commencé à ramener de l'opium du nord de l'Inde et de l'héroïne. Et tout le monde est plus ou moins tombé dans le cercle vicieux des drogues dures", explique François, à Goa depuis les années 70. Le petit feu de camp s'est transformé en gigantesque full moon party sur la plage d'Anjuna, avec son lot de problèmes : un nombre croissant de junkies et de morts par overdose. Un mouvement de protestation a suivi chez les familles goanaises inquiètes pour leurs enfants. Depuis cette époque, Goa attire toujours un public de jeunes fans de musique techno et de drogues dures.
En parallèle, Goa subit une autre grande transformation. Elle devient une immense station balnéaire du genre Costa Brava de l'Inde. "Le premier hôtel de luxe a été construit en 1971 à Goa. Mais pendant longtemps, ça n'a pas changé l'atmosphère du lieu. Le vrai tournant s'est produit à partir des années 1990", raconte Charles. Les charters directs venus d'Europe se sont fait de plus en plus nombreux, ouvrant la voie à un tourisme de masse à petit budget. Ces groupes de touristes low cost viennent en majorité des grandes villes d'Europe mais aussi d'Inde, pour une à deux semaines. Le cas des Russes est révélateur : des compagnies locales proposent des allers-retours Moscou-Goa pour 300 dollars ou des forfaits "tout compris" à 400 dollars la semaine. "Nous qui avions l'habitude de la nudité, avons été obligé de nous rhabiller…", s'amuse François en string sur la plage.
Ce tourisme de masse n'est pas forcément approprié à Goa. "Les touristes viennent ici sans prendre conscience qu'ils sont en Inde. Ils ne respectent pas la culture de ce pays", se plaint un Goanais travaillant dans un grand hôtel de Goa. Le décalage culturel est saisissant à Goa, et les dérapages nombreux. Les autorités locales ont donc pris quelques dispositions (sans grands effets). La musique est désormais interdite dans les lieux publics après 22 heures. "On ne fait plus la fête comme avant, on se retrouve chez des amis et ça ne finit jamais très tard", témoigne Charles. Le tarif d'entrée des grandes soirées goanaises tourne autour de 4 000 Roupies (68 Euros), pour quelques heures de musique et de danse avant l'arrivée des policiers. "Le mythe de Goa n'existe plus, c'est une dégénérescence", conclut François, amère. Les anciens hippies ne reviennent que par nostalgie du lieu et surtout d'une époque de leur vie. "On se retrouve chaque année avec nos anciens amis, nous avons passé plus d'un quart de notre vie ici tout de même", témoignent-ils, conscients qu'il ne restera bientôt plus rien de la période soixante-huitarde.
Mais heureusement, Goa ne s'arrête pas aux anciens QG hippies, ni aux bars et magasins inévitables dans une station balnéaire. La région regorge encore de joyaux inexplorés et de plages quasi désertes où l'instant de bonheur est à portée de main.
Photos et commentaires perso...
"Dans les années 1970, le tourisme se résumait à quelques groupes de jeunes jouant de la musique et fumant des joints autour de grands feux sur la plage", témoigne le journaliste Sigmund Da Souza. La population goanaise restait indifférente ou légèrement curieuse de ces "blancs aux cheveux d'or nus sur la plage" selon les mots d'un vieux Goanais de Vagator. Les premiers troubles apparaissent dans les années 1980 avec l'arrivée des drogues chimiques. "Au début, on fumait du hashish, puis des voyageurs occidentaux arrivant en bus ont commencé à ramener de l'opium du nord de l'Inde et de l'héroïne. Et tout le monde est plus ou moins tombé dans le cercle vicieux des drogues dures", explique François, à Goa depuis les années 70. Le petit feu de camp s'est transformé en gigantesque full moon party sur la plage d'Anjuna, avec son lot de problèmes : un nombre croissant de junkies et de morts par overdose. Un mouvement de protestation a suivi chez les familles goanaises inquiètes pour leurs enfants. Depuis cette époque, Goa attire toujours un public de jeunes fans de musique techno et de drogues dures.
En parallèle, Goa subit une autre grande transformation. Elle devient une immense station balnéaire du genre Costa Brava de l'Inde. "Le premier hôtel de luxe a été construit en 1971 à Goa. Mais pendant longtemps, ça n'a pas changé l'atmosphère du lieu. Le vrai tournant s'est produit à partir des années 1990", raconte Charles. Les charters directs venus d'Europe se sont fait de plus en plus nombreux, ouvrant la voie à un tourisme de masse à petit budget. Ces groupes de touristes low cost viennent en majorité des grandes villes d'Europe mais aussi d'Inde, pour une à deux semaines. Le cas des Russes est révélateur : des compagnies locales proposent des allers-retours Moscou-Goa pour 300 dollars ou des forfaits "tout compris" à 400 dollars la semaine. "Nous qui avions l'habitude de la nudité, avons été obligé de nous rhabiller…", s'amuse François en string sur la plage.
Ce tourisme de masse n'est pas forcément approprié à Goa. "Les touristes viennent ici sans prendre conscience qu'ils sont en Inde. Ils ne respectent pas la culture de ce pays", se plaint un Goanais travaillant dans un grand hôtel de Goa. Le décalage culturel est saisissant à Goa, et les dérapages nombreux. Les autorités locales ont donc pris quelques dispositions (sans grands effets). La musique est désormais interdite dans les lieux publics après 22 heures. "On ne fait plus la fête comme avant, on se retrouve chez des amis et ça ne finit jamais très tard", témoigne Charles. Le tarif d'entrée des grandes soirées goanaises tourne autour de 4 000 Roupies (68 Euros), pour quelques heures de musique et de danse avant l'arrivée des policiers. "Le mythe de Goa n'existe plus, c'est une dégénérescence", conclut François, amère. Les anciens hippies ne reviennent que par nostalgie du lieu et surtout d'une époque de leur vie. "On se retrouve chaque année avec nos anciens amis, nous avons passé plus d'un quart de notre vie ici tout de même", témoignent-ils, conscients qu'il ne restera bientôt plus rien de la période soixante-huitarde.
Mais heureusement, Goa ne s'arrête pas aux anciens QG hippies, ni aux bars et magasins inévitables dans une station balnéaire. La région regorge encore de joyaux inexplorés et de plages quasi désertes où l'instant de bonheur est à portée de main.
Photos et commentaires perso...
Lors des quelques jours que j'ai passé à Goa en juin 2006 (hors saison car mousson), je confirme qu'il y a toujours quelques néo-hippies. Très peu cependant vivent là à l'année. L'ambiance est plutôt familiale, les jeunes comme les plus âgés fument le shilom toute la journée sur la plage avec les chiens errants et les vaches parfois.
Une atmosphère très propice à l'accession à la paix intérieure.
Goa, ses plages & sa nature généreuses et assez sauvages, le silence, la simplicité de la vie, le climat; tous les ingrédients y sont pour avoir envie de méditer et accéder à la paix intérieure.
L'hiver - en haute saison - Goa est aussi un lieu de villégiature très prisé par les Delhiites. Par les familles mais aussi par les jeunes avides de chaleur (il fait froid à Delhi l'hiver) et de grandes fêtes...
Concernant le volet drogues, je n'ai vu que des fumeurs de shilom. Tout le monde fume la marijunana... Mais comme je ne consomme aucune drogue, j'avoue ne pas m'être intéressée à la question... Donc pas vu de drogues dures... Ni de grands déjantés.
Je suis plutôt restée tranquille, en communion avec la nature sur la plage... A lire mes bouquins ou discuter :-)
En allant pour la première fois sur la plage de Spaghetti beach - nommée ainsi car investie d'italiens - à Goa, j'ai fait la connaissance d'une anglaise qui fait des bijoux avec des pierres semi-précieuses et pratique la relaxation par les pierres...
J'ai essayé pour une séance. J'ai senti l'énergie bouger dans mon corps et en a résulté une détente incroyable !!!
Emma a d'ailleurs créé un centre de relaxation/ Guest House à Goa. Je n'y suis pas encore allée mais Emma est très accueillante et sait comment agencer les éléments pour faire d'une maison un lieu de paix !
Pour plus d'infos:
Je suis plutôt restée tranquille, en communion avec la nature sur la plage... A lire mes bouquins ou discuter :-)
En allant pour la première fois sur la plage de Spaghetti beach - nommée ainsi car investie d'italiens - à Goa, j'ai fait la connaissance d'une anglaise qui fait des bijoux avec des pierres semi-précieuses et pratique la relaxation par les pierres...
J'ai essayé pour une séance. J'ai senti l'énergie bouger dans mon corps et en a résulté une détente incroyable !!!
Emma a d'ailleurs créé un centre de relaxation/ Guest House à Goa. Je n'y suis pas encore allée mais Emma est très accueillante et sait comment agencer les éléments pour faire d'une maison un lieu de paix !
Pour plus d'infos:
Empower
635/2 Badem, near the Lotus Inn, Anjuna, Bardez Goa.
Téléphone: 0091 9370286608
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