Travailler en Inde, quel salaire ?

Publié le par Geraldine

Réaction à la polémique sur l'annonce passée à l'ANPE... 


Le mérite de cette annonce est d'administrer un électro-choc en France. Il est temps que la France des français moyens se réveille et réalise ce qu'il se passe ailleurs !

La protection sociale, le smic, la retraite... ne sont pas dûs au peuple français mais constituent des privilèges français. Ces systèmes sont de plus en plus difficiles à maintenir par conséquent, pas forcément éternels ...

Pour en revenir à cette annonce, chacun est libre de choisir et cette offre peut-être considérée comme un tremplin pour de jeunes français vers d'autres emplois.
Je connais des français qui acceptent ce type de salaire en Inde. Même dans les grandes métropoles. 
Pourquoi ?
Parce qu'ils y trouvent leur compte: un super job à responsabilité qu'ils ne pourraient jamais avoir si jeune en France. 
Comment s'en sortent-ils ?
Parfois en ayant un autre job à côté... Comme les indiens... ! 

Concernant les contrats d'expatriation, il faut cesser de rêver: ce type de contrat est rare et réservé aux postes à hautes responsabilités.
Pour travailler à l'étranger en étant jeune, les possibilités sont les suivantes:
- faire un VIE (Volontariat International en Entreprise_possible jusqu'à 28 ans)
- accepter un contrat local

Accepter un contrat local est plus ou moins intéressant selon si l'entreprise est française ou locale. En Inde, les salaires peuvent être de 20 000 rupees comme indiqué dans l'annonce comme être de 2000 euros plus avantages tels que l'appart'...etc Et contrairement aux idées reçues, les 20 000 rupees peuvent venir d'une entreprise française et les 2000 euros d'une entreprise indienne !

Conclusion:
Cette annonce et le salaire proposé n'ont rien de révoltant. Ceci représente la réalité indienne.
Un choix de vie que pas mal de français adoptent souvent comme un passage avant de créer leur propre structure sur place !


P.S: bien entendu, cette analyse se fonde sur des informations engrangées pendant mon expérience là-bas. Toute information complémentaire est la bienvenue ! Faites-nous partager votre expérience !



Quand l’ANPE délocalise en Inde…

le 7/5/2008 à 12h34  par Emil Sinclair _aujourdhuilinde

Une petite annonce publiée par l’ANPE pour un poste basé à Pondichery payé 20 000 roupies par mois maximum (320 euros) fait scandale en France. Tout le monde a son mot à dire sur cette affaire. Aujourd’hui l’Inde aussi.

 

Une offre d'emploi de l'ANPE pour un travail basé en Inde fait parler d'elle depuis sa révélation par le journal Le Parisien. Elle concerne un poste d'informaticien à Pondichery niveau Bac+2 rémunéré entre "10 000 et 20 000 roupies par mois" (160 à 320 euros) pour "40 heures hebdomadaires". "Protection sociale et avantages à négocier", précise l'annonce. Le scandale a vite pris une dimension politique : le parti socialiste, a demandé le retrait de l'annonce, au moment même où un projet de loi du gouvernement prévoit de durcir les obligations des chômeurs.

D'après le Journal du Dimanche, c'est Hangar 17 ITC, une petite entreprise française, qui serait à l'origine de l'annonce. Délocalisée en Inde depuis 2007, cette société est spécialisée dans le développement web. Interrogé par le Journal du Dimanche, Denis Delcroix, directeur de Hangar 17 ITC, a cependant nié être à l'origine de cette annonce, mais a reconnu proposer des offres similaires sur des sites privés de recrutement. "Je suis dans mon droit, je suis une entreprise indienne, j'embauche aux conditions locales", explique-t-il.

Certains internautes ont réagi sur le site Internet du Nouvel observateur, indignés, expliquant qu'avec cette rémunération "un travailleur seul ne rentre pas dans ses frais à moins de s'accommoder d'un bol de riz par jour, même en Inde" et critiqué "les méthodes de voyou d'un patronat sans scrupules". Des déclarations qui témoignent d'une méconnaissance des réalités indiennes : le coût de la vie dans une ville comme Pondichery n'est pas comparable à celui de l'hexagone. Pour celui qui prend quelques habitudes indiennes, 20 000 Roupies sont alors au moins équivalentes à un Smic en France. Reste le coût du billet d'avion. Difficile de se le payer avec ce salaire.

Mais la vraie question n'est pas celle de la rémunération, mais plutôt de savoir à qui est destinée une telle offre. De toute évidence, elle s'adresse à des jeunes avant tout attirés par une première expérience professionnelle associée à l'exotisme d'une expatriation en Inde. "Débutants acceptés", précise l'annonce. "Chacun est libre de faire ou non une expérience d'expatriation et je ne vois vraiment pas pourquoi on se pose la question de savoir si cette offre est légitime ou pas légitime", a déclaré sur RTL Christian Charpy, directeur de l'Anpe. (1)

Cette annonce a au moins le mérite de bien porter son nom : elle ne se cache pas derrière l'appellation "stage". Cette notion n'existe pas dans le jargon de l'entreprise indienne. Ils sont courants en France mais il s'agit souvent d'emplois dissimulés à la rémunération dérisoire d'un tiers du Smic. Sachant que les stages restent souvent un passage obligé pour les jeunes diplômés sans expérience, l'aventure indienne n'est-elle finalement pas plus enrichissante que le simple statut de stagiaire en France ?

Pour les curieux désireux de consulter l'annonce, rechercher les emplois dans le secteur Informatque disponibles en Asie sur le site de l'ANPE.

(1) Pour écouter l'émission Radio de RTL sur ce sujet : Cliquer ici

 

 

 

Publicité

Publié dans geraldineinindia

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
Moi je ne suis pas d'accord. Effectivement, ce genre d'annonce intéressera un jeune (sans famille bien sur, car comment rentrer en France régulièrement avec 320 euros par mois ? A moins que les billets ne soient aux alentours de 20 euros là-bas...) plutôt que quelqu'un de rangé dans la vie. Je veux dire, moi je suis expat, aux Etats-Unis, j'ai 30 ans et un enfant à charge. Je ne pourrai jamais vivre avec l'équivalent d'un salaire américain ET continuer à payer les emprunts que j'ai effectué en France bien avant de partir.... Quant à voir la famille, j'estime que c'est quelque chose de fondamental, quelque chose qui nous aide à tenir quand on est dans un pays étranger avec une culture complètement différente de la nôtre. Enfin, j'apprécie que ma mutuelle française continue à me couvrir ici, parce que le prix du médecin est tellement exhorbitant que je comprends pourquoi les américains les plus pauvres ont du mal à se soigner... Alors on peut penser ce qu'on veut des "privilèges" des Français, mais ce n'est pas une raison pour cracher sur ceux qui estiment en avoir besoin. Si certain n'ont pas besoin de la sécu, des allocs et des mutuelles, et qu'ils sont heureux avec 320 euros par mois pour vivre dans un pays dont ils connaissent rien du tout, grand bien leur fasse ! Mais j'ai vu trop de gens se casser la gueule (pardon my french) aux USA, pourtant pays dit occidental dont on connait bien la culture, pour encourager les gens à partir avec un baluchon en Inde.
Répondre
C
Tout à fait d'accord avec ton analyse Géraldine: c'est bien une question de choix individuel. Faire supprimer l'annonce et politiser le "débat" est à ce titre une ineptie (les pouvoirs publics n'ont obligé personne à y aller à ce que je sache!).En outre, vouloir acquérir une (première) expérience à l'étranger et se confronter à une autre culture, un autre système de valeurs et un autre environnement socio-économique, c'est par ailleurs valorisable sur le marché de l'emploi au retour en France (ou ailleurs).
Répondre